"Nous devons un coq à Asclepios"

Publié le par Maël

Jacques Louis David a peint en 1787 La mort de Socrate.
Ce tableau montre d'une part l'obstination de Socrate qui face à la mort, clame toujours
haut et fort ces idées, notamment avec cet index pointé vers le ciel.


Revenons sur cette phrase tout d'abord afin de mieux comprendre l'évènement tel qu'il est
décrit dans Phédon de Platon (Socrate aurait prononcé cette phrase juste avant sa mort), puis à travers le tableau.

Asclépios est le dieu grec de la médécine. Sacrifier un coq en son honneur est une des offrandes les plus pratiques pour les rites sacrificiels en sa faveur. Cet animal particulier symbolise par son chant au lever du soleil, le salut tel un psychopompe, il conduit l'âme des morts vers le repos. On peut aussi voir également sous la libération d'un corps qui pourra désormais jouir d'un bonheur sans fin.
Socrate ainsi peut avoir exprimé le souhait qu'un philosophe détaché de la mort a, de se libérer des contraintes corporelles qui l'empêche de pouvoir travailler son intellect.
L'interprétation de Nietzsche considère Socrate comme un malade, (il donne l'expression de plusieurs symptomes, laideur, tendance au vice, hallucinations, colérique), et que conscient de cette maladie, il se sauvera par la mort.

Voici donc dans quel contexte se place ce tableau. On notera la présence présumée de Platon en vieillard blanc.
Le style est assez proche de Raphaël et du Caravage qui ont fortement inspiré le peintre.
La lumière est insistante sur Socrate lui-même et sur les visages dépités et plein de componction à l'égard du geste fatal du philosophe. On ressent ainsi un contraste important entre la pose assise, le doigt pointé vers le ciel, et les gestes désespérés de ces disciples.

Jacques Louis David est un peintre engagé, député de paris en 1792, qui a pris position dans le paysage politique de l'époque, en votant la sentance ultime pour Louis XIV et militant ardemment contre la monarchie absolue. Il y fait un hommage à Diderot dans ce tableau qui est mort 3 ans auparavant, et qui comme Socrate, a été condamné pour ses idées en étant incarcéré en prison pendant une période importante de sa vie. Par son pinceau, il véhicule ici la valeur de la liberté des Lumières, liberté de penser et de s'exprimer.


Publié dans Arts

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humbert 19/08/2008 19:50

Moi aussi je suis ton frère :-)

Mince alors, je savais pas qu'il fallait faire tout ça avant de pondre un article! L'est pas près de sortir mon canard....

Sinon moi je proposerais une photo un peu plus grande pour pouvoir saisire de quoi on parle à coté :-)

a+

humbert 09/08/2008 20:55

Salut maïel,

l'introduction de ton blog m'a interpellé ... et je me suis d'emblée interessé à ton premier article....
Quelle désillusion !

Le post du 4 aout me semble complètement éloigné de l'objet même de ton blog.
"- Développer ma capacité d'écriture" - les commentaires sont sans saveur, autant de paragraphes que d'idées non développées
- Cadrer mes réflexions personnelles - Pas de réflexions personnelles, de rapport à ton/notre environnement temporel ou territorial, de prise de point de vue argumenté.
- Susciter la curiosité d'autrui sélectivement sur des choses dignes d'une telle attention. - Au delà du titre qui suscite effectivement la curiosité, le texte fouillis me fait lâcher prise.
Disserter, discourir ne se fait pas au travers un hiatus permettant d'y glisser gloutonnement du platon, du coq ... du socrate sans explorer de façon méthodique, - où sont les questionnement ? - un seul et unique sujet ! Au moins par paragraphe.

Ton post du 4 aout revêt l'apparence d'un agrégat de connaissances compilées au cours de recherches hasardeuses via google.

Prend le temps de choisir un sujet, puis traite le, fouille le, digère le et régurgite le. Pourquoi a-t-il prononcé cette phrase ? Le devons nous vraiment, ce coq ? Quelle est la question posée dans ton blog, que veux tu nous dire, qu'interroges-tu ?

Lors de cette dernière phase - régurgitation, construit la trame qui te permettra de passer du stade de citations à un discours/commentaire argumenté.

Pour finir, la suite du titre, l'on retrouve une présentation qui rime avec introduction... Elle comporte des points précis qui permettent au lecteur de saisir le sujet abordé, et l'ampleur traitée. Et te permet à toi l'auteur, de vérifier que tu prends la plus pour une raison précise. Laquelle ? A toi de l'écrire.


C'est un premier jet, poursuis. Je pense que c'est une excellente idée que j'aurais aimé moi-même explorer.

L'important est de considérer que l'écriture est un art, qui comme tout art nécessite l'apprentissage de méthodes afin de ne pas se perdre dans des balbutiements .... Etape d'apprentissage nécessaire avant toute publication.

Ton frère